passion poisson

03 janvier 2012

Cicloseris affamé

En fait il n'est pas affamé. Ce corail est symbiotique mais a bien besoin d'un apport carbonique de temps en temps. Il suffit pour s'en rendre compte de le voir ouvrir la bouche lors de nourrissages conséquents... J'avais donc décidé depuis longtemps de filmer son nourrissage car le voir faire surprend toujours initiés comme néophytes... Cet après-midi j'avais presque réussi avec un morceau d'huître mais au final c'est le labre, qui n'y avait pas touché de l'autre côté de l'aquarium, qui a fini par emporter le morceau. GRRRR!!!

Ce soir je retente avec un petit morceau de crevette, le labre étant couché dans le sable:

 

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02 janvier 2012

B0cal 2.0

Meilleurs voeux à tous!

Si le 31 décembre représente pour certains d'entre nous quelque chose, cela reste juste un  jour de vie pour les animaux. Nos poissons et coraux n'échappent pas à la règle. Donc je ne dérogerai pas à la tradition en vous souhaitant une heureuse année 2012, pleine de réussite aquariophile avec des animaux eux aussi en pleine santé.

 

Concernant le b0cal 2.0, je n'avais pas vraiment pris la peine de faire quelques photos et pour cause. Ces bacs ont été récupérés et sont donc parfois en mauvais état, avec de nombreuses rayures, ne facilitant pas la prise d'images. Après une courte vidéo du déparasitage de l'hépatus, j'ai fait hier quelques clichés. J'ai introduit récemment un jeune frenatus pour donner à Madame un partenaire, ainsi qu'une anémone entacmea quadricolor pour leur fournir un nid. Tout cela il y a 10 jours! Et bien ces deux là se sont de suite appairé, installé dans l'anémone (on ne se lasse jamais de ce spectacle) et ont à priori décidé de frayer. J'ai pu assister au nettoyage du support juste sous l'anémone et à quelques parades. A suivre donc...

Voici Madame vautrée dans son anémone:

 

frenatus1

frenatus3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Avec Monsieur en arrière plan:

 

frenatus2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'hépatus profite grassement des nombreux nourrissages que j'offre aux kaudernis, j'ai l'impression qu'un couple est en train de se former. Il a doublé de taille:

hepatus

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le canthigaster est vraiment attachant et vient me piquer la nourriture des doigts...

canthi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J'ai récupéré un gramma loreto et un pseudochromis flavivertex en récupérant un bac qui devrait remplacer celui du salon. Seul le premier s'est laissé photographier pour l'instant:

loreto

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour terminer une de nos belles crevettes méditerranéennes:

crevette

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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01 décembre 2011

Une passion toujours plus dévorante...

Force est de constater que le sel prend de plus en plus de place dans la maison. Si beaucoup de bac ont été arrêté avec la crise, certains se sont salinisés... On compte donc à la fishroom un 270+400l voire une connection future avec le 600l adjacent. Le seul but de tout cela est d'avoir un espace d'acceuil (bah voyons!) et surtout de reproduction digne de ce nom. Soyons honnêtes on ne va pas frapper fort dans un premier temps (il y a déjà un changement d'eau quasiment chaque semaine...) et dans un avenir incertain mais des pontes au minimum de kauderni seraient les bienvenues. D'autant que mes deux specimens, visiblement du même sexe, ont fini par ne plus pouvoir se supporter dans le bac du salon, l'un deux se laissant facilement attraper avec une caudale totalement rognée... Un jeune "couple" lui tient donc compagnie dans le bac d'en bas, qui fait office de "récupération" et nurserie.

S'y trouvent un amphyprion frenatus caractèriel (merci Jibay), un hépatus flemmard, quelques crevettes méditerranéennes, deux castagnoles que je ne peux remettre en milieu naturel maintenant, et un couple de lysmatas amboinensis ajouté lors d'une petite poussée de point blanc (modification du bac suite à la prise de PV pour le bac de l'AMC). Un joli déparasitage auquel s'est plié l'hépatus:

 

Dans le bac principal tout va pour le mieux, les amboinensis sont toujours grainées, et je constate régulièrement la présence de larves et de zooplancton (qui pond!):

 

 

Pour terminer voici une petite vidéo prise avec une go pro prétée par un ami, l'occasion de voir ce que nos poissons voient...

 

 

 

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30 novembre 2011

Calendrier 2012

Le calendrier 2012 des Contes du Récif est arrivé!

Bonjour!

Et voilà, comme chaque année, fidèle au rendez-vous, il est là: le calendrier
Sab's Reef Tales (Les Contes du Récif), version 2012!

 

 

 

 

 


Comme d'habitude, grand format A3 (30X42cm) avec attache murale, papier satiné 200 g/m², impression haute qualité pour rendre au mieux des images éclatantes de couleurs...
Cette année encore, la maquette est minimaliste, sur fond noir, pour laisser la part belle aux photographies que vous aimez tant!


Vous pouvez le commander pour le prix de 17.90€ sur la boutique en ligne Ars Natura, ou en direct en me contactant via le blog si vous préférez.

http://arsnatura.fr/shop/product.php?id_product=150

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26 août 2011

Du rififi suite et fin...

Voilà, suite et fin car je considère l'expèrience terminée dans le sens où le bac doit maintenant continuer à mûrir normalement, nous allons introduire d'autres animaux au fur et à mesure; un acreichthys me semble nécessaire car quelques majanos et aïptaisias apparaissent. Et nous avons encore besoin de compléter la partie matérielle (éclairage du bac et du refuge).

Le bac à J+14:

Pas de nitrite, tout est nickel, les boutures de mou sont fixées, le décor sera certainement mis en place lors du premier changement d'eau. L'écumage est léger.

 

Le bac à J+30:

 

Toujours aucun soucis, pas de pic de nitrite constaté, simple complément en kH,réglage de l'écumeur et premier changement d'eau (120l naturels). Les coraux sont tous fixés. Seule une bouture d'Euphyllia verte est morte (ayant gardé une des 2 têtes chez moi, celle-ci a péri lors d'un bouturage. J'en déduis que ses racines sont très profondes et que ce n'est pas dû au bac). Malgré tout le petit frag de Sériatopora Hystrix continue à pousser. Quelques boutures supplémentaires introduites (xénias pumping blanches, briareum)). Mise en place du décor dans le fond. La caulerpe s'est fixée à la roche malgré les quelques coups de crocs du Flav'. Quelques rares traces de cyanobactéries, minimes.

 

J+40:

 

Les xénias se sont détachées du support et collées à une autre roche. Les parazoanthus commencent à se déployer sur la roche elles aussi.

 

Résumé du "protocole":

1.Remplissage en eau de mer naturelle et mise à température et densité 1024.

2.Pierres vivantes acclimatées (en eau) quelques jours après après. On peut les mettre de suite si température et densité ok mais nous n'avions pas le temps...

3.Introduction des premiers poissons et coraux, sans être excessif en ce qui nous concerne, à J+7, ainsi que 5l de produit/bactéries Daphbio et quelques détrititivores (bh et escargots).

4.Ecumeur mis en marche à J+14. Je pense qu'il vaut mieux attendre en effet quelques jours pour éviter d'écumer une partie des bactéries. L'écumeur est réglé et l'écumage est tout à fait normal.

5.Changement d'eau au bout d'un mois. Pas de nitrites constaté. Il est pourrait être possible en cas d'ajouter des bactéries à nouveau.

6. La suite devient standard. Il est possible d'ajouter des animaux en fonction de la partie technique (éclairage entre autres) et des pierres vivantes. A J+40, les notres continuent à sédimenter un peu, le sable ne sera ajouté que plus tard.

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30 juillet 2011

Du rififi dans le reef

Voici une nouvelle de TAILLE!

Avec l'age notre regard change sur la société. Nous ne savons juger qu'à travers ce que nous avons connu ou vécu (cela s'appelle l'expérience) et que nous considérons comme gravé dans le marbre de nos certitudes, en tout cas je l'ai observé. De là découle une certaine tolérance ou un comportement plus ou moins réactionnaire à l'égard de cette société (et ça ne s'arrange pas avec l'age!). Toujours est-il que la patience n'est plus vraiment de ce monde; c'est ce que moi je ressens déjà de cette société où je suis intégré en tant que jeune quadra branché.

Mes passions et le plaisir que j'y prends tirent profit des désagréments et obligations induites alors que plus jeune je ne supportais pas ces contraintes. J'irai même jusqu'à dire que je ne considère souvent plus cela comme des contraintes. Oui il m'a été pénible de rincer mes voiles après la navigation par exemple, alors qu'aujourd'hui cela fait parti d'un rite, comme une indispensable initiation au plaisir marin. Il pourrait en être de même pour les changements d'eau. L'age (je n'ai pas la prétention d'appeler cela de la sagesse!) y apporte une certaine jouissance. En tout cas l'occasion d'observer mes animaux. Malgré ma jeune expérience en ce domaine aquariophile, une dizaine d'année, et encore plus en récifal, rien ne vaut l'observation et la patience. Mais nos connaissances évoluent et la science rend chaque jour de nouvelles choses possibles. Il convient dans la passion de se tenir "à la page" voire d'aller au devant des améliorations sans cesse disponibles, d'expérimenter, de chercher; c'est peut-être ma formation pseudo scientifique qui voulait ça...

Toute cette dissertation pour en venir au fait que démarrer un bac récifal, c'est long, très long. Trois mois de patience avant d'introduire nos premiers détritivores, encore de la patience, quelques mous, une poignée de patience, quelques  poissons. Toujours...patience pour des durs. Et si la patience s'achetait? Entre autres mots, n'y aurait-il pas un moyen d'accélérer le processus, puisque l'on veut tout tout de suite! Et puisque l'on connaît nos bactéries et notre cycle de l'azote, ce qui a été possible en eau douce avec certaines souches de bactéries (Bacnet) pourrait l'être en eau de mer...

L'AMC, Association Marseillaise de Cichlidés ouvrant ses portes au récifal depuis peu par mon entremise (l'aquariophilie est une seule et même passion!),  c'est dans cette réflexion que Benoit LOCASCIO Daphbio m'a proposé de tester le produit en "direct live" sur le bac. Voici donc le déroulement de la mise en place. La suite de l'aventure vous sera comptée en temps réel...

Le bac a été rempli en eau de mer naturelle, mis à densité aux environs du 15 juillet 2011. Les pierres vivantes ont été mises les jours suivants. Je dois préciser ici qu'elles ne sont pas remplies de micro-faune malheureusement. Seulement une semaine après, le samedi 23 juillet 2011, nous introduisions:

.5 litres de mélange Daphbio (nom de code XX)

.1 Zebrasoma flavescens

.1 couple d'amphiprion clarckii

.Plusieurs coraux emblématiques dont certaines boutures faites la veille! (1 tête Euphyllia glabrescens verte, 1  bouture sinularia, 1 bouture sarcophyton glaucum, 1 frag de parazoanthus, 1 frag de seriatopora hystrix, 1 frag turbinaria reniformis, quelques discosoma se trouvent sur les pv)

. Une belle boule de chaetomorpha "sauvage" pleine de microfaune (gammares etc.) pour combler la pauvreté des pv.

 

Voici une vidéo juste après avoir relâché l'ensemble dans le bac: 

 

Vous pouvez constater que les clowns sont en chasse, alors qu'ils ne sont relâchés que depuis quelques minutes!!! (c'est un samedi de départ vacances pour moi, le crochet par le club c'est hummm pour le caf...). Voyez aussi les gammares qui grouillent au coin du bac sous le Flav'... Pris "avé l'ifone"...

Une semaine plus tard, ce samedi 30 juillet 2011, le bac est d'une clarté exemplaire. Les animaux sont au top! Les poissons se nourrissent bien, l'euphyllia est tout polypes dehors. Pourtant la décante, fournie par Alain, est vide; l'éclairage est une rampe de 4x39W prêtée par Bruno. Nous installons un écumeur Prizm deluxe prêté par Jibay. Je pense qu'il aurait été prématuré de l'installer avant car l'écumage aurait supprimé une partie des bactéries contenues dans le produit Daphbio. Voici la vidéo du bac (quelques roches avec discosomas ont été ajoutées, les discos se sont gonflés en peu de temps, impressionnant!):

 

La suite reste à écrire... La décante devra accueillir un refuge éclairé, à priori DSB. J'aurai souhaité essayer le miracle mud mais les instances financières nous poussent à un compromis... Une autre expérience menée du côté allemand avec les produits Daphbio est en cours selon un autre protocole. Les résultats sont tout aussi bluffants!

Un grand MERCI à Benoit LOCASCIO aka Daphbio pour ses produits, sa gentillesse, sa disponibilité et ses recherches, à JP GRACA, président de l'AMC pour son ouverture aquariophile (l'AMC, c'est l'association  Marseillaise Cichlidés mais pas que...), à Véro et Bruno d'Aix aquarium pour les poissons et l'euphyllia ainsi qu'aux membres de l'AMC et AMC "récifal" pour leur aide, leurs dons, leurs prêts de matériel et de temps (merci mesdames également!) : Bruno, Cissouc, David, Jibay, Seb, Steph, Alain et tout ceux que j'oublie (veuillez m'excuser).

 

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08 avril 2011

La chimie récifale pour les nuls

La vie est parfois taquine. Ayant fait des études scientifiques supérieures, je me rappelle une phrase d'un de mes profs de chimie en math sup. (j'ai développé une certaine aversion à la chimie à partir de la terminale): "Nous allons parler de l'eau, c'est un véritable produit chimique. Y a-t-il des aquariophiles dans la classe? Eux doivent savoir de quoi je parle...". Sauf qu'à l'époque je ne l'étais pas, et Dieu sait que j'aurai dû être plus concentré à l'époque, ne pensant en TP de chimie qu'à produire un mélange qui précipite ou qui pue, ou à me batttreà coup de pipettes d'acide (j'en ai consommé des blouses blanches!).

Voici donc un cours de rattrapage, genre chimie pour les nuls, orienté sur l'aquariophilie récifale, en guise de rédemption. J'aborde ici tous les paramètres qui nous intéressent. J'essaie d'aborder chacun simplement puis de manière plus poussée. Ce qu'il convient de retenir au minimum est en gras. Ensuite viennent des notions plus approfondies pour ceux qui veulent aller plus loin; j'insiste sur le fait que je ne suis pas chimiste, que certaines choses sont simplifiées ou raccourcies volontairement (ou pas d'ailleurs...). Enfin, je propose pour chaque paramètre les valeurs souhaitables et comment les faire varier.

Enfin, ce post est amené à évoluer, en fonction de vos remarques, n'hésitez pas à y revenir, à me signaler ce que vous ne comprenez pas, que je puisse éventuellement le reformuler plus simplement. C'es tout de même long et lourd à assimiler. Il fait parti d'un sujet que j'ai écrit pour le site aquariophiliemarine.com

Alors oui l'eau est un véritable produit chimique. La formule magique que l'on connait tous, c'est H2O, c'est à dire 2 atomes d'hydrogène et 1 d'oxygène. Evidemment cela serait trop simple et l'eau, nous le savons tous, ce n'est pas que cela, d'abord par ses qualités acides ou basiques, puis par ce qui y est dissoud, à commencer par le sel. On va donc commencer par parler de Ph, et de densité, de dureté, de calcium.


Préambule à la compréhension des équations chimiques:
Pour comprendre les formules chimiques, l'eau H2O veut dire 2 atomes d'H et 1 d'O, tout comme le sel de mer NaCl est un assemblage d'1 atome de sodium et d'1de chlore, NaHCO3 est une molécule comportant 1 atome de Sodium, 1 d'hydrogène, 1 de carbone et 3 d'oxygène. Les abréviations sont: H hydrogène, O oxygène, Na sodium (anciennement natrium...), C carbone, Cl chlore, Ca calcium. Les signes + ou - que l'on trouve à la fin de certaines formules indiquent que suite à la séparation d'une molécule, les morceaux qui en sont issus sont chargés électriquement (l'un a piqué des électrons à l'autre, -- veut dire 2 charges négatives).


La densité:
Voilà une notion assez simple. On définit le kilogramme comme étant la masse d'un litre d'eau pure. Or tous les coposants chimiques scientifiquement connus existent sous forme dissoute dans l'eau de mer naturelle. Quelques-uns d'entre eux ne sont présents qu'à l'état de traces et sont de ce fait appelés oligo-éléments. D'autres sont présents en plus grande quantité et sont appelés éléments principaux.Le plus importants est le sodium, autrement dit le sel. Sa concentration correspond à celle contenue dans le sang humain, ce qui tend à nous faire remonter aux origines de l'homme, qui vient vraissemblablement de la mer il y a quelques millions d'années.
La teneur en sel exprimée en « pour mille » est très précise, mais une fois que le sel est dissous,, on ne peut plus mesurer cette valeur simplement. On utilise alors une technique de mesure simple: on tient compte su poids de l'eau qui augmente en y rajoutant du sel. En ajoutant quelques grammes de sel par litre, on sait que ce litre sera plus lourd. En utilisant la loi d'Archimède qui veut que tout corps plongé dans un liquide (en ressort mouillé certes) mais subit une force égale au volume qu'il déplace, on explique pourquoi l'on flotte plus en Méditerranée qu'en Atlantique, en encore plus sur la Mer Morte. C'est aussi par ce principe que fonctionnent nos densitomètres flottants. Attention cependant la mesure de densité de ceux-ci n'est valable qu'à une température donnée. Quant aux réfractomètres, ils utilisent un principe optique, la réfraction, soit le changement de direction que subit un rayon lumineux en passant d'un milieu optique donné à un autre. Certains compensent les variations dues à la température.
Un ajout de 33,3g de sel dans une eau pure donne une concentration de 1,022.

Les valeurs limites tolérées par les coraux et autres invertébrés se situent entre 1,020 et 1,025 voire 1,027. En milieu naturel, elle est de 1,023 à 1,025 selon les mers d'où proviennent nos animaux.

Voici un tableau vous permettant de savoir combien mettre de grammes de sel par litre d'eau (attention avec le temps le sel devient humide et il faudra peut-être augmenter ces valeurs jusqu'à 15%, il vaut toujours en mettre moins que trop car on peut toujours en rajouter):

densité ppt sel sec g/l de sel
1020-- 28,7-- 33
1021-- 30,0-- 34,5
1022-- 31,4 -- 36
1023-- 32,6 --37,5
1024--34,0 --39
1025--35,2 --40,5
1026-- 36,6 --42

En pratique la densité de nos bacs diminue au fil du temps, car le liquide contenu dans la coupelle et éliminé de nos écumeurs contient du sel, que chaque prélèvement d'eau (par exemple sac pour vente de boutures) et chaque intervention dans le bac supprime une faible partie de l'eau que nous essuyons de nos bras. Celle-ci est compensée par de l'eau douce, avec la conséquence que l'on connait. Pour combattre cette baisse de densité, vous pouvez compenser une partie de l'évaporation avec de l'eau de mer, effectuer votre changement d'eau avec une eau de densité légèrement supérieure (attention aux crevettes entre autres qui supportent mal les variations brutales ) ou encore enlever moins d'eau du bac que celle que vous apportez lors de votre changement (celle-ci s'évaporera , provocant l'augmentation de la densité avant que votre osmolateur ne reprenne son boulot une fois le niveau redescendu).
Certaines méthodes de compensation du calcaire provoquent une augmentation de la densité (méthode Balling, ajout de calcium en solution bicomposant).
A surveiller de temps en temps, en particulier à chaque changement d'eau ou en cas de valeur anormale à modifier.

Ph:
L'explication de la dissolution des sels est longtemps restée une énigme: ce sont les physiciens et chimistes pionniers en électrochimie qui, étudiant la conductibilité électrique des solutions, ont soupçonné une possible voie de recherche. Faraday, Grotthus, Clausius, Plancke, Arrhenius furent des partisans de la théorie de l'ionisation en solution, cad le fait que dans l'eau certains atomes ou molécules perdent ou gagnent une charge électrique. Les cations sont des ions chargés positivement, les anions des ions chargés négativement.

L'hydrogène est l'atome le plus simple. Et dans l'eau se baladent des protons d'hydrogène avec leur charge positive, H+, issus de notre chère H2O, qui vont se lier ou quitter celui-ci, donnant du H3O+ et du HO-.
Le potentiel hydrogène (ou pH) mesure l'activité chimique des ions hydrogène (H+) en solution.
Ainsi, dans un milieu aqueux à 25°C, une solution avec un pH:
inférieur à 7 est acide;
supérieur à 7 est basique;
égal à 7 est neutre.


Une solution aqueuse est considérée comme acide quand elle contient plus d’ions H3O+ que l’eau pure.
Inversement, une solution aqueuse est considérée basique quand elle contient plus d’ions hydroxydes HO- que l’eau pure.
Le pH évolue au cours de la journée. Il sera plus élevé le soir que le matin. Cela principalement à cause du gaz carbonique CO2. Gardez à l'esprit que les molécules sont aptes à se dissoudre, se lier, que « rien ne se perd tout se transforme », et que les réactions chimiques peuvent être réversibles et se dérouler dans un sens comme dans l'autre. C'est ainsi que le CO2 dissoud va se combiner avec de l'eau: H2O+CO2= H2CO3 c'est à dire de l'acide carbonique, et donc acidifier notre bac. Il provient de la respiration des animaux (on consomme de l'oxygène et on rejette du CO2) et de sa dissolution au contact de l'eau (surface eau/air du bac). Mais ce CO2 va être consommé dans la journée par les algues supèrieures, inférieures et les zooxanthèles de nos coraux par photosynthèse, qui relacheront alors de l'oxygène (ces petites bulles que l'on peut voir sur les algues, les cyanobactéries...). Le brassage ou le bullage va également permettre de dégazer une partie de ce CO2 qui retournera à l'air avec pour conséquence de « désacidifier » et donc de remonter le pH. La nuit, c'est le contraire et nos animaux continuent de respirer et le CO2 s'accumule. Pourvu que vous ayez un RAC (qui fonctionne d'ailleurs de cette même manière: injection de CO2 dans l'eau pour l'acidifier avec de l'acide carbonique et dissoudre le substrat), il rejette de l'eau à pH plus faible que celui de votre bac, aux alentours de 6,8/7 .

Le pH va donc descendre pendant la nuit et remonter la journée (variation +/- 0,2).
Les valeurs acceptables se situent entre 7,9 et 8,6, l'optimum étant 8,2, comme dans le milieu naturel. Une fois bien équilibré, avec une bonne dureté, le pH n'est à surveiller que de manière espacée.


Comment faire varier le pH? Le premier et le plus simple serait de verser de l'acide ou une base dans le bac. C'est évidemment délicat avec les animaux, et je déconseille les produits chimiques... Sachez que chaque bac tourne de manière différente, qu'un bac mature est bien plus stable. Si vous n'y arrivez pas, faites un gros changement d'eau. Pour faire varier le pH de son bac, on va surtout jouer sur la concentration en gaz carbonique CO2 et donc sur celle de l'acide carbonique. Pour diminuer le pH (c'est rarement le cas dans un bac d'eau de mer), plusieurs solutions: injecter directement du gaz carbonique ou encore filtrer sur des substrats acidifiants comme les feuilles de chêne ou la tourbe (c'est valable pour les bacs amazoniens). Pour l'augmenter, on va par exemple insérer un bulleur. Celui-ci va dégazer l'eau de son gaz carbonique, et donc diminuer la concentration d'acide carbonique. On peut aussi éclairer plus longtemps son bac; la photosynthèse sera prolongée, elle consomme du CO2 pour produire de l'oxygène. C'est d'ailleurs une technique utilisée aussi par les refuges plantés et éclairés à l'inverse du bac principal, pendant sa phase nocturne; la photosynthèse continue à consommer du CO2 dans le refuge alors qu'elle s'est arrété dans le bac où il s'accumule; le pH varie alors moins entre le jour et la nuit, avec en plus le bénéfice de permettre à toute une microfaune de se développer à l'abri des prédateurs du bac principal avant de le rejoindre. L'ajout de kalkwasser pour compenser le calcium est une solution basique qui remonte le pH. Pensez aussi que plus le KH est élevé, plus les variations seront faibles (voire chapitre suivant).

Le KH, la dureté de l'eau carbonatée et ses effets:
Le KH représente la dureté carbonatée de l'eau. On l'exprime en degrés KH.
Elle mesure la concentration des carbonates et bicarbonates de calcium et magnésium. Cette concentration va avoir un effet tampon sur le pH de notre eau, cad que plus elle sera élevée, moins notre pH pourra varier.

Imaginez cela comme un assemblage chimique de plusieurs composants, certains capables de se lier avec l'oxonium H3O+ pour le neutraliser, d'autres capables de se lier avec l'hydroxyde HO- avec le même effet. C'est donc très important dans le volume restreint d'un aquarium, avec des animaux qui ne tolèrent qu'une certaine plage de pH, celui-si variant peu en milieu naturel. Par ailleurs, une partie de ces carbonates participe à la synthèse du calcaire par nos coraux avec le chlorure de calcium. Il a donc tendance à diminuer avec le temps.

Plus le KH est élevé, plus le pH sera stable. Il diminue dans le temps à cause de la synthèse du calcaire par les coraux. Minimum 6 et maximum 12, l'optimum est entre 8 et 9, 7 en milieu naturel. C'est un paramètre à surveiller constament, en particulier pour les bacs récifaux bien pourvus en coraux.

Concernant ses variations, il est là aussi rare de vouloir le diminuer. Le mieux dans ce cas est d'arrêter tout apport visant à l'augmenter, il diminuera avec la synthèse des tissus calcaires des coraux. Pour l'augmenter, on ajoute ce que l'on appelle du buffer. On en trouve dans le commerce. Il est également possible de se le composer à partir d'ingrédients disponibles en pharmacie ou auprès de spécialistes aquariophiles. Dans ce cas, préparez un mélange de 100g d'hydrogénocarbonate (bicarbonate de sodium) NaHCO3, de 20g de carbonate de sodium Na2CO3 et de 3g de borate de sodium Na2BO3. Ce dernier permet d'augmenter le pH du mélange qui, dans ces proportions, a une valeur 8,2, donc neutre pour l'eau de notre bac (le bicarbonate ayant un pH de 7,6). Avec cette préparation, une solution d'1 litre contenant deux grammes de ce buffer pour 100 litres d'eau à traiter par jour est à ajouter en goutte à goutte. Le réacteur à calcaire permet aussi le maintien du KH. La compensation du calcaire par des produits bicomposant contient également du buffer (voir chapitre sur le calcium). Les lits de sable (méthode Jaubert) permettent aussi de relacher dans le bac une partie de leur calcium et d'augmenter la dureté, dans une très faible proportion (les substrats utilisés se dissolvent à des pH bien inférieurs à ceux de nos bacs).

Le Calcium:
Voici une des valeurs les plus importantes, car le calcium est nécessaire aux plantes et aux animaux. Dans le milieu marin, le calcium est puisé directement dans l'eau et les tissus calcaires sont synthétisés à partir de calcium Ca++ et d'hydrogénocarbonate:
Ca++ +HCO3CaCO3 + H2O + CO2
Cette formule, comme toutes les équations chimiques, fonctionne dans les deux sens.

Le taux de calcium est à surveiller constament. Sa valeur doit être comprise entre 370 (on peut descendre jusqu'à 250 pour des bacs sans coraux durs) et un maximum de 470 (au-delà, on a des risque de précipitation, cad que ce calcium va se transformer en solide calcaire, blanchir l'eau et les pierres, le taux va chuter et il devient non assimilable par les coraux). La valeur optimum, comme dans la nature, est de 420.

C'est là encore une valeur que l'on ne souhaite pas diminuer, sauf en cas de surdosage des ajouts; il suffit alors de les suspendre et d'attendre que les animaux en puisent assez pour revenir à des valeurs acceptables. Il existe plusieurs méthodes pour l'augmenter, nous allons les voir avec leurs avantages et inconvénients.

La solution dite monocomposant:
Il s'agit de chlorure de calcium CaCl2. On peut la préparer soi-même, à 30%, soit 30g de poudre de CaCl2 dans 100ml d'eau osmosée. En tout elle contiendra environ 8g de calcium (et oui le reste c'est le poids des Cl2)! Cela permet d'augmenter rapidement le taux dans l'aquarium.
En pratique, imaginons que vous ayez 370mg/l de calcium et que vous vouliez 420. Il va falloir augmenter de 50mg/l. Sur un bac de 300l, 50x300=15000 mg soit 15g de calcium. Et comme ma solution contient 8g pour 100ml, avec 200ml j'aurai apporté 16g. Je vais la couper en 10 pour en ajouter chaque jour pendant 10 jours en goutte à goutte et diluée dans de l'eau osmosée (ceci ne tient pas compte de la consommation journalière). Facile non?
Trop peut-être car effectivement là aussi on va créer un déséquilibre ionique. Notre chlorure de calcium va se couper en Ca++ et Cl2--. Le calcium sera consommé et l'accumulation ionique est due au Cl- et peut-être à d'autres ions (on atteint ici mes limites de chimiste, de nombreuses autres réactions peuvent entrer en jeu, je ne les connais pas).

Avantage: très simple à utiliser et à calculer.
Inconvénient: déséquilibre ionique dans le temps.


D'où l'idée d'utiliser des solutions bi-composants pour neutraliser cet excès de Cl, en fait du buffer (tampon) en plus de notre chlorure de calcium. Et on va voir autre chose se produire...

La solution dite bicomposant:
Il s'agit de chlorure de calcium CaCl2, de bicarbonates de sodium NaHCO3 et de carbonates de carbonates de sodium Na2CO3. Et là pas de dérive ionique. En effet voici ce qui se passe:
CaCl2 + NaHCO3 + CO2 + H2O Ca++ + 2HCO3 + 2NaCl
CaCl2 + 2NaHCO3 Ca++ + 2HCO3 + 2NaCl
Cela parait compliqué, ce qu'il faut retenir en survolant ces réactions, c'est qu'à droite on obtient notre calcium Ca++ mais que vous voyez à chaque fois apparaître 2NaCl, le sel de mer. Conclusion: pas de dérive ionique mais on va là aussi augmenter notre densité, comme dans la méthode Balling.
Avantage: simplicité de la méthode, pas de dérive ionique.
Inconvénient: attention à l'augmentation de la densité.


L'eau de chaux ou kalkwasser et le RAH:
inventée par Peter Wilkens, cette méthode consiste à ajouter de l'hydroxyde de calcium Ca(HO)2. Préparez une cuillère à café dans 1 litre d'eau, laissez décanter et ne versez que la partie translucide, l'eau de chaux, en goutte à goutte dans le flux d'une pompe (le matin est la période la plus appropriée, lorsque le CO2 est au plus haut et le Ph au plus bas). Voici simplement les avantages et inconvénients (sauf si vous insistez, je zappe les formules rébarbatives pour l'instant):

Avantages:
+augmentation du Ca bien-sûr, facilité de mise en oeuvre.
+augmentation du Ph (ce n'est pas le but principal mais c'est bien dans une certaine limite).
+génération de carbonates permettant la calcification.
+réduction des phosphates (dixit J L CUQUEMELLE, je n'ai pas l'explication chimique...) et ça c'est cool aussi!

Inconvénients:
-surdosage très dommageable: risque de précipitation et du coup baisse des concentrations magnésium et calcium! Ne dépassez pas 470mg/l de Calcium (c'est trop haut déjà) et un Ph de 8,6. Cette précipitation survient à des taux de Ca supèrieur à 500 ou lorsque le CO2 est insuffisant.
-diminution du taux de bicarbonates (transformés en carbonates) donc perte de pouvoir tampon, de Kh. L'ajout conjoint de buffer est donc nécessaire.


Le RAH est un simple tube contenant du kalkwasser, agité régulièrement, dont l'eau en partie supérieure est injecté lentement. Certains se servent de ce système pour compenser l'évaporation.

Le réacteur à calcaire ou RAC:
Le principe est simple. On utilise là encore du gaz carbonique pour acidifier l'eau qui passe au travers d'un substrat. Sous l'effet de l'acide carbonique, celui-ci va se dissoudre et libérer du calcium et des carbonates, exactement l'inverse au processus de calcification. Notez que la qualité du substrat est importante. L'aragonite se dissoud à un pH inférieur à 7,5 tandis que la calcite à un pH inférieur à 6,5; on comprend donc qu'il vaut mieux utiliser la première. La taille du réacteur dépend de la taille du bac. Toute la difficulté de ce système est le réglage de la consigne CO2 et du débit. Les plus simples appareils sont livrés avec un compte bulle qui permet de voir le nombre de bulle de CO2 diffusé dans le réacteur. Il faudra alors mesurer le pH à l'intérieur. Les plus sophistiqués utilisent une sonde mesurant le pH, éventuellement couplé à une électrovanne qui régule l'arrivée du CO2. Il est admis de commencer le réglage avec un débit d'environ 1% du volume total du bac par heure (si votre bac fait 400l, régler le débit pour 4l/h). Une fois bien réglé, une diminution de débit fera augmenter le KH et une augmentation fera augmenter le calcium rejeté.
Voici ce qui se passe à l'intérieur:
l'injection de CO2 acidifie l'eau: CO2+H2OH2CO3H+ + HCO3-
les réactions avec le calcaire sont: CaCO3+H2O+CO2Ca++ + 2HCO3-
puis CaCO3+ HCO3- + H+ Ca++ + 2HCO3-

Une partie de l'acidité due au CO2 est partiellement neutralisée par les carbonates et leur pouvoir tampon, mais il faut veiller au pH de sortie et à celui du bac.

Avantage: méthode simple et sans grand entretien si bien réglée et stable.
Inconvénient: le réglage demande du temps, de la patience au départ. Il peut évoluer au cours du temps avec la pousse des coraux et surtout leur nombre croissant dans le bac. Attention au fait que l'on acidifie l'eau!


La méthode Balling:
Pour résumer, on introduit 3 solutions dans le bac:
1. Du chlorure de calcium (dihydraté, cad avec 2H20): CaCl2-2H20 . C'est lui qui va nous fournir le Ca pour compenser la consommation.
2.l’hydrogénocarbonate de sodium (NaHC03). C'est des carbonates, donc c'est bon pour remonter notre kh
3. Un sel composé d'oligots éléments sans sel marin NaCl (du sel sans sel, ils sont cons ces chimistes! Nan vous allez comprendre pourquoi très vite...).

Quand tu mélanges tout ça dans tes bidons et dans ta cuve, les petites molécules vivent leur vie matrimoniale chimique: mariages et divorces s'enchainent. La première solution va libérer du Ca, restera le Cl2 (évidemment le H20 on s'en f...). La deuxième va libérer des bicarbonates HCO3, restera le Na. Eh ben ces deux restes vont se combiner pour donner du NaCl, qui n'est autre que du sel de table. Et donc la densité va augmenter, il faudra la surveiller, en prélevant autant d'eau du bac que ce que l'on rajoute ensuite par exemple et/ou en faisant des changements d'eau moins denses que celle du bac. Et si vous regardez bien les deux formules chimiques, vous voyez que en 1 j'ai Cl2, cad 2 ions Chlore, alors que dans 2 je n'ai qu'un Na. C'est là qu'arrive le déséquilibre ionique. Pour avoir du NaCl vous comprenez qu'il faut deux ions de solution 2 (pour mettre 2 Na) pour un de solution 1 (qui contient déjà 2 Cl), sinon va y avoir des célibataires Cl qui sont chargés négativement, créant ce fameux problème. Les atomes ayant chacun leur poids, on ne va pas mettre 1g de 1 et 2g de 2,ce serait trop facile!!! Au vu de la masse respective de chacun, pour arriver à cet équilibre, il faudra mettre dans l'exemple donné par Preis pour 2 litres d'eau osmosée: 144 g de chlorure de calcium dihydraté Preis ; 163,8 g hydrogénocarbonate de sodium Preis et 48,75g –de sel minéral Preis.

Et voilà aussi pourquoi on met une 3eme solution sans sel marin NaCl, c'est parce que la combinaison des 2 premières le fournit déjà, comme je vous l'ai expliqué avec ce problème de densité qui augmente et qu'on veut pas de la morue salée dans nos bacs. Il contient les autres éléments en teneur plus faibles, les oligots éléments.

Avantage: ajouts automatisés une fois calculé la consommation journalière du bac.

Inconvénients: utiliser des pompes doseuses est assez cher, la méthode reste complexe par rapport aux autres, la densité est à surveiller et il y a risque de déséquilibre ionique.

Posté par robinjerome à 09:20 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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07 avril 2011

Un an et huit mois, le bilan!

Voilà une belle constatation! Le bac tourne à merveille, pourvu que cela dure! Ce qui m'a fait le plus plaisir sont les commentaires de mon pote Jibay à son dernier passage à la maison. Il n'avait pas vu le bac depuis pas mal de temps et a halluciné. Il est vrai que plus aucune pierre vivante n'est visible, qu'à son avis certains coraux ont quadruplé depuis sa dernière venue. Je dois reconnaitre qu'à ce train là, la seriatopora hystrix devrait atteindre, faute de bouture, la vitre avant du bac avant six mois! Le frag de xenias blanches, beaucoup plus délicates que les marrons, a quadruplé lui aussi en ses deux mois dans le bac, et monte sur la vitre arrière. J'avais pris le parti de faire un récif en privilégiant l'espace pour obtenir de grosses pièces plutôt qu'un cumul de nombreux différents coraux, pour un aspect plus naturel à mon goût. Les coraux se touchent maintenant et il me faut faire plus des boutures. Le sarcophyton est juste gigantesque et des polypes repoussent à l'endroit où j'avais fait ma première bouture; la sinularia brûle une branche d'acropora, il faut que je prépare deux nouvelles boutures mais je n'ai plus de place sur le sable. Il va donc falloir que je monte un bac en bas, l'eau douce étant quasiment arrétée. Certainement de quoi faire un bac de bouture, couplé à un bac ou deux de couples reproducteurs, un refuge; je pense simplement au départ à du kauderni et du clown. Je n'ai pas reconstaté de ponte ces derniers temps mais je ne suis pas là tous les soirs... Il va falloir aussi créer un vrai système de production de zoo et phytoplancton. C'est ce dernier qui me pose le plus de problèmes. Une souche peut crasher pendant mes absences de plusieurs jours, ma femme ne s'en occupe pas. Et par contre le zooplancton de chez Daphnie bio est increvable, heureusement il peut jeûner quelques jours. Je dois aussi monter un bac récifal pour le club AMC avec quelques passionés de http://www.aquariophiliemarine.com/ . Des projets sympas!

Voici une vidéo du bac prise le 29 mars avec mon iphone. Et du coup, comme me le faisait remarquer Jibay, il serait temps de refaire la bannière du blog, la photo de la partie récifale ne correspond plus!

 

Quelques photos récentes, à commencer par mon halichoeres chrysus, d'ordinaire insaisissable:

chrysus

Le bispinosus est au top maintenant. Les premières photos le montrait un peu "mité", les nageoires un peu abimées par ses fuites à travers les coraux, poursuivi par le strigosus. Le joli liseret bleu autour des caudale, dorsale et anale est de nouveau resplendissant.

bispinosus

Encore une d'ocellaris, je ne m'en lasse pas!

ocellaris

Les demoiselles se chamaillent comme toujours, sans gravité.

IMGP6075

Et une macro de chrysiptera hemicyanea, j'adore le contraste des couleurs avec l'hystrix rose. Celle-ci est visible à taille réelle, cliquez dessus:

chrysiptera

Mon cycloseris bouche ouverte dans le courant pour se nourrir:

cycloseris

Mon gobiodon hystrio c'est bien refait. Il est maintenant bien dodu et a élu domicile dans les acroporas de gauche. Il a d'ailleurs, comme dans la nature, bien abimé les polypes de la millepora verte à force de passage. A surveiller...

hystrio

 

Voilà pour le bac. Le prochain post sera "la chimie récifale pour les nuls". J'ai décidé d'approfondir ce sujet et ai préparé un long article qui reprend les notions de base, les paramètres, leurs valeurs en aquarium et comment les faire varier, tout en essayant d'être le plus simple possible, et en allant plus loin pour ceux qui le souhaitent.

 

Posté par robinjerome à 08:36 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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17 février 2011

Centropyge bispinosus

Voilà, la centropyge a enfin libre accès à l'ensemble du bac, le strigosus a fini par comprendre qu'il n'y avait pas de compétition à attendre de ce nouveau squatteur. Je peux enfin profiter de ses allers et venues, même s'il reste farouche, sauf lors des distributions de nourriture. Je surveille aussi attentivement son appétit pour les polypes mais rien pour l'instant, il n'y touchait pas non plus dans le bac du précédent propriétaire.

Voici donc les premières photos, il reste assez difficile à prendre, souvent sali par ses vagabondages entre les pierres, et passé le moment de stress infligé par le strigosus, ses nageoires repoussent tranquillement:

bispinosus

bispinosus1

bispinosus2

Je me suis aussi enfin décidé à tailler un peu le sarcophyton, pour une bouture qui m'était demandée. Cela a permis aussi de dégager un peu le pied de la stylophora juste au dessus qui ne voyait plus la lumière. Je l'ai faite hier soir et ce matin les deux parties sont tous polypes dehors.

Et une vidéo de mon acropora millepora tous polypes dehors, prise avec l'i phone:

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21 janvier 2011

Abondance

J'ai pris une petite vidéo du bac la nuit dans le faisceau de ma lampe electrique. Un foisonnement de plancton et la découverte de petites larves, qui ne peuvent être que des chrysitpera hemicyanea. J'ai bien essayé des les prendre dans une épuisette mais elles étaient si petites qu'elles passaient au travers.

Voici la vidéo, on distingue le plancton mais la mise au point ne permet pas de reconnaitre les larves:

Mon petit gobiodon hystrio commence à se remplumer et donc à prendre de l'assurance. Il a posé pour une petite séquence photo sur la montipora plateau:

hystrioweb

hystrio1web

hystrio2web

J'ai aussi acceuilli un frag de xenias blanches, elles sont tellement plus délicates que celles que j'ai!:

xeniasweb

Enfin, j'ai introduit une centropyge bispinosus car un pote modifiait sa population. Honnêtement, c'est vraiment l'abondance ou plutôt la promiscuité dans le bac maintenant. Ladite centropyge s'est nourri des son arrivée, elle est en pleine forme. Mais, il y a un mais, les deux chirurgiens n'ont pas vu son arrivée d'un bon oeil, le strigosus lui courre après violemment. Espèrons que cela passera vite car j'aimerai qu'elle se nourrisse bien en évitant les polypes de mes coraux. Je la prendrai en photo lorsqu'elle pourra sortir plus facilement.

@+

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